AccueilGéopolitique & mondialisationFrançais 1 pourcent de croissance = un monde triste

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( 4 votes )
Année: 2009

Durée: 20' 31''

Dans cet interview audio, l'économiste Jacques Delpla expose 3 scénarios pour l'avenir de l'économie mondiale. Le 1er scénario, pessimiste, prévoit une plongée de l'économie en raison d'une situation des acteurs financiers pire que ce qui a été estimé jusqu'alors. Le second scénario, le plus probable selon Jacques Delpla, prévoit une faible croissance de l'ordre de 1 % annuellement pendant des années en raison de la nécessité pour le secteur public et les ménages de se désendetter. Cette croissance modeste sera entièrement absorbée par la progression des dépenses de santé et l'augmentation du nombre de retraités. Ceci nous laisse "un monde triste", selon les termes de Jacques Delpla, car dénué de perspectives d'amélioration. Comme on le voit; l'économisme qui prône la croissance ad infinitum en dépit des limites de la planète n'a pas fini de sévir ...

Le dernier scénario, peu probable bien que souhaité, postule le retour de la croissance d'avant la crise suite aux restructurations en profondeur auxquelles auraient consenti les pays occidentaux.

Source: Fortune FDeSouche - Crise : trois scénarios pour la suite...

Ecouter également Quelle situation économique pour 2010 ? , La cigale grecque (française ?) et la fourmi allemande, Ignacio Ramonet - le crash parfait

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citoyenactif
vendredi 07 mai 2010
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Mais sans un retour de la croissance économique, il est difficile de croire que le pays puisse sortir la tête hors de l'eau à moyen terme

Du temps et de l'argent : 18 mois de répit pour la Grèce? Peut-être. Mais sans un retour de la croissance économique, il est difficile de croire que le pays puisse sortir la tête hors de l'eau à moyen terme. Dans l'intervalle, c'est l'euro qui encaisse.

De l’argent, beaucoup d’argent, et du temps, un peu de temps, pour souffler. C’est ainsi que l’on peut résumer le plan d’aide à la Grèce. Le patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, parlait hier d’un effort massif pour éviter à la Grèce de devoir faire appel au marché pendant 18 mois et de devoir payer des taux prohibitifs. Mais après ces 18 mois? La Grèce va endurer d’ici là une période d’austérité d’une intensité rare, qui risque de provoquer une déflation en bonne et due forme. Sans un retour à la croissance, difficile de croire que la Grèce puisse sortir la tête hors de l’eau à moyen terme. Ce qui incite déjà divers économistes à évoquer une future restructuration de la dette grecque. Il est d’ailleurs un peu fort de café pour certains pays prêteurs d’affirmer qu’ils vont gagner de l’argent sur le dos d’Athènes. Tous les pays qui peuvent se financer à 3 % sur les marchés peuvent espérer un profit attrayant, en reprêtant à du 5 % à la Grèce. Ceux dont les taux sont supérieurs à 5 % -le Portugal et l’Irlande par exemple- seront eux aussi obligés de participer à l’effort collectif. Mais leurs pertes en intérêts seront compensées par les gains des autres pays. Bref, nous sommes tous devenus les banquiers d’Athènes. En espérant, comme tout banquier vigilant, que l’emprunteur réussira à remplir ses obligations… L’Europe, dans son ensemble, aurait pu échapper à un tel pari sur l’avenir, si elle avait réussi à mettre en place un mécanisme de gestion en commun des dettes publiques, et donc à uniformiser les taux à long terme, comme c’est déjà le cas pour les taux à court terme. Cette solution avait été soutenue en son temps par Jean-Claude Juncker. Mais le "nein" allemand avait été sans appel. Peut-être Berlin le regrette-t-il aujourd’hui?
L’euro est aujourd’hui la principale victime de cette tragédie grecque. S’il n’y avait pas ces questions lancinantes sur l’avenir à long terme de la zone euro, on aurait pu se réjouir de cette faiblesse de la monnaie sur les marchés, élément de soutien bienvenu pour nos exportations en cette période de croissance molle. On est loin du compte malheureusement.
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